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samedi 4 septembre 2021

Quels sont les enjeux électoraux du crédit d'impôt canadien sur la prolongation de carrière?

 

 

Le crédit d'impôt fédéral de 1 650 $ sur la prolongation de carrière des personnes âgées de 65 ans et plus annoncé à Montréal le 1 septembre dans le cadre de la plateforme électorale du Parti libéral du Canada PLC confirme depuis le premier Face-à-Face des chefs le 2 septembre la chronique d'une déroute annoncée du parti ministériel en poste à Ottawa lors du scrutin du 20 septembre. Et pour cause. Ce qui saute aux yeux des analystes et observateurs est l'incurie administrative du Régime de pensions du Canada RPC, géré par Services Canada SC, qui ne tient pas compte des dépenses d'un salarié ou des dépenses d'opérations d'un travailleur autonome âgé de 65 ans et plus dans le calcul de son revenu. À titre d'information, une personne âgée de 65 ans et plus recevant en 2021 du RPC 18 746 $ avec un revenu brut de salarié ou de travailleur autonome de 10 000 $, recevra en 2022, 8 746 du RPC, soit 18 746 $ moins le 10 000 $ de son revenu gagné en 2021. Cette posture sociale du RPC et de SC a comme conséquence d'annuler le crédit d'impôt fédéral de prolongation de carrière et celui de la province de Québec et de créer des effets discriminatoires fondés sur l'âge.

C'est pourquoi des experts en sciences sociales affirment que les résultats mesurables des outils de calcul des langages de programmation Python et Statistique R des bases de données ResearchGate, Academia, etc. de l'analyse des réseaux sociaux s'avèrent plus fiables que ceux des sondages du PLC ou de SC lorsque appliqués aux prestations versées en 2020 aux salariés et travailleurs autonomes de 65 ans et plus dans le cadre du Programme canadien de Covid-19 et la diminution de leur pension de la sécurité de vieillesse en juillet 2021. Car quoi qu'on en dise les sondages du PLC et de SC visent à mesurer l'opinion de la majorité silencieuse des aînés plutôt que de traduire l'apparition de signaux faibles du fait de formes de transvasements de communautés. Ou mieux encore les sondages fabriquent l'opinion des aînés dominée par les liens d'allégeance où la raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société canadienne, mais dans les normes inhérentes à son fonctionnement. La théorie de la reproduction de Pierre Bourdieu, professeur au Collège de France 1982-2001 constitue ainsi un passage obligé concernant les résultats mesurables de l'opinion sur le web par les sondages et l'analyse des réseaux sociaux.

La question qui tue : est-ce que la déroute annoncée du parti ministériel en poste à Ottawa est complète sans possibilité de renverser cette tendance ? Cette question est déterminante pour les décideurs du PLC en relation avec le vote de centaines de milliers de personnes âgées de 65 ans et plus qui souhaitent retourner sur le marché du travail. Leur vote est déterminant pour la géographie électorale de la bataille de Québec à l'échelle des sections de vote des circonscriptions de Québec et Beauport-Limoilou ; les enjeux régionaux du transport en commun ; l'accès à l'internet haute vitesse ; les politiques migratoires des ordres de gouvernement ; la loi 21 sur la laïcité au Québec ; le vote ethnique et religieux ayant remporté les élections de 2019 avec une faible minorité ; le retour de Dieu en politique suite à la candidature de Antoine Menassa dans Laurentides-Labelle pour le PLC sympathique au processus de légitimation du Hezbollah et de l'Islamisme politique ainsi que la déclaration du 26 août de la ministre de la condition féminine Maryam Monsef du gouvernement de Justin Trudeau favorable à la reconnaissance politique du gouvernement des Frères musulmans en Afghanistan.


mardi 17 août 2021

Le potentiel du numérique sur la fabrication de l’opinion comme agent social du racisme systémique de Covid-19

 


C’est dans le cadre d’une rencontre le 4 juin 2021 entre Jean-Philippe Denis, rédacteur en chef de la Revue française de gestion et Christophe Benavent, professeur de communication numérique à l’Université Paris-Nanterre pour Xerfi Canal de Grenoble École de Management que Christophe Benavent a confirmé l’importance des outils de calcul comme les langages Python et statistiques R des bases de données des discours de Donald Trump pour mieux comprendre la nature et la portée des gazouillis colligés sur la plateforme ResearchGate. Et pour cause.

Les 55 000 gazouillis sur 10 ans, les 600 millions de J’aime en 2020 et les 100 millions de suiveurs de Donald Trump sur les réseaux sociaux participent à la fabrication de l’opinion comme agent social du racisme systémique de Covid-19 sur les cinq continents. Cette posture réinvente de manière factuelle l’opinion sur le web et sa mesure par les logiciels d’analyse des réseaux sociaux et les sondages où les opinions sont contrôlées un peu comme dans une éprouvette.

On comprend dès lors que la structure sociétale qui opprime des groupes selon l’identité raciale réduit et compromet les droits et libertés des personnes lorsque en matière de sécurité humaine les périls de Covid-19 sont alimentés par des phénomènes de souffrances sociales comme la pauvreté, l’insécurité alimentaire, les rivalités communautaires. La théorie de la distinction et de la reproduction de Pierre Bourdieu constitue ainsi un passage obligé concernant les réflexions sur les résultats mesurables de l’opinion sur le web comme agent social du racisme systémique de Covid-19.

Au cœur de cette approche se situe les travaux de Marshall McLuhan sur les médias et la colonialité du pouvoir reproduisant les hiérarchies raciales de la culture. Le débat est loin d’être clos dans un monde fait de rumeur car il s’intègre à l’œuvre de Sisyphe du devoir de la justice parfaite. Lors des journées européennes du développement JED du 15 et 16 juin 2021, les Nations Unies et l’Union européenne ont reconnu le potentiel du numérique sur la fabrication de l’opinion comme agent social du racisme systémique de Covid-19.

L’entente du 4 février 2021 entre le système de paiement interbancaire SWIFT, le projet d’un euro numérique de la Banque centrale européenne et le yuan numérique des Routes de la soie de la Banque centrale de Chine basé sur le lingot d’or standard chinois ne fait pas exception. Cette initiative est le résultat du dialogue qui donne une nouvelle dimension au financement du déficit commercial américain à l’ordre du jour informel de la Conférence de la Réserve fédérale des États-Unis FED de Jackson Hole fin août 2021.

L’objectif principal est de déterminer les paramètres du financement du déficit commercial américain de Covid-19 faisant suite aux droits de tirage spéciaux de 660 milliards de $US du FMI alloués au financement des économies africaines lors du Sommet de Paris du 18 mai 2021. C’est pourquoi la trappe à liquidité mondiale des taux d’intérêts zéro comme faux prix du loyer de l’argent des banques centrales est à l’ordre du jour du Séminaire École de Québec du management, Comprendre le dollar numérique un enjeu citoyen, entre autres des géopolitiques de l’Internet et des monnaies.

Ce grand jeu de la politique va de pair avec l’idéal-type de Max Weber selon lequel l’éthique de la conviction et l’éthique de la responsabilité ne sont pas contradictoires mais se complètent l’une l’autre. D’après Katharina Pistor, auteure de The Code of Capital (2018), depuis le Code Hammourabi 1750 av. J.-C., en passant par les Traités de Westphalie en 1648, le Congrès de Vienne en 1815, les défauts rédhibitoires de l’opinion comme agent social du racisme systémique révèlent le mystère du capital et de sa transmutation juridique.


samedi 26 décembre 2020

Combien de temps Joe Biden tiendra-t-il comme président des États-Unis?

Après John F. Kennedy qui fut le premier président catholique des États-Unis de 1960 à 1963, Joe Biden sera le 20 janvier 2021 le deuxième président catholique des États-Unis. Et ce, malgré l'élection prévue de deux sénateurs républicains le 5 janvier en Géorgie ce qui permettra au Parti républicain de contrôler l’ordre du jour de l’administration Biden. Et pour cause. La question qui tue: est-ce que Joe Biden va connaître le sort tragique de John F. Kennedy assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas? C'est un scénario plausible bien que peu probable même si des inégalités économiques et raciales sont considérés comme la source de la violence dans les États clés des élections présidentielles du 3 novembre. C'est pourquoi le grand jeu de la politique jusqu'aux élections présidentielles de 2024 sera de défendre le credo américain considéré comme l'élément déterminant de l'identité américaine qui attire toujours des millions d'immigrants aux États-Uni. Les valeurs de ce credo sont la langue anglaise, le christianisme, l'engagement religieux, l'État de droit, l'individualisme, la morale du travail, et la croyance que les hommes ont la faculté et le devoir de créer un paradis sur terre, une cité sur la colline. 

Quoi qu’il en soit, la vague démocrate du 3 novembre n'a pas renvoyé le populiste de Donald Trump au rang des accidents de l'histoire. Cette posture politique concerne la démocratie et le libre-marché des idées tout en favorisant l'enfermement identitaire et l'intégration sociale à partir d'un imaginaire aidée par les résultats mesurables des logiciels d'analyse des réseaux sociaux considérés comme plus fiables que les sondages qui fabrique l'opinion publique. C'est ainsi que les lus grandes informations sur la planète arrivent sur le compte Twitter de Donald Trump et de ses 77,5 millions de suiveurs avant même d'arriver sur les fils de presse. Selon Douglas North, prix Nobel d'économie 1993, Twitter internalise les institutions dans l'intentionnalité des individus et guide le comportement des agents économiques en leur permettant d'anticiper les effets sociaux de leurs actions. Ou mieux encore, sur le plan de la communication, les logiciels d'analyse des réseaux sociaux comme Twitter supplantent la psychologie sociale et le behaviorisme dans la propagande des différents types de post-vérité comme objet social aussi réel que la récession ou la plus-value dont l'enjeu concerne l'esprit des gens.


C
e constat va de pair avec l'idéal-type de Max Weber selon lequel l'éthique de la conviction et l'éthique de la responsabilité dans le grand jeu de la politique aux États-Unis ne sont pas contradictoires mais se complètes l'une l'autre lorsqu'elles opèrent dans un monde ouvert à de nouveaux supports, de nouvelles temporalités, de nouvelles métriques. Désormais l’autoritarisme aux États-Unis ne se résume pas au populiste de Donald Trump mais aussi à une grosse minorité nationaliste blanche, machiste et anti-système de l'Amérique profonde. Avec comme conséquence que le modèle de l’homo economicus et le langage numérique de la classe politique s'est transformés en remèdes, pires que le mal. Cette manière de voir constitue une utopie ou la dimension idéologique des images, du langage et des pratiques se combinent pour produire des imaginaires géopolitiques des us et coutumes hérités des inégalités économiques et raciales de la guerre civile survenue entre 1861-1865. C'est pourquoi la méthode géopolitique locale y sera centrale lors des élections présidentielles de 2024 afin de saisir le problème de la politique démocratique, celui de l'affrontement entre riche et pauvre.

 

mardi 20 août 2019

Le G7 jouera-t-il le grand jeu de la politique de l'unité?

                                                     Source : Radio Vinci, août 2019

Le Groupe des Sept, France, Allemagne, Italie, Grande Bretagne, États-Unis, Canada et Japon, mieux connu sous l'abréviation G7, qui rassemble les chefs d'État et de gouvernement de sept des principales puissances mondiales se réunira du 24 au 26 août à Biarritz dans le sud de la France. Cette année ce qui rend distinct cette réunion ce n'est pas le thème dédié à la lutte contre les inégalités, qu'elles soient sociales, environnementales ou encore sécuritaires sur les cinq continents, déjà discutées dans les organisations internationales comme l'ONU, mais la guerre commerciale entre Washington et Pékin, les tensions autour de l'Iran et le bras de fer sur le Brexit comme le démontre l'agenda de la rencontre du 19 août au Fort de Brégancon entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine favorable à l'Europe de l'Atlantique à l'Oural. 

D'autres sujets contextuels seront traités avec ou sans la participation de Donald Trump, Boris Johnson et Matteo Salvinni au G7 2019 de Biarritz tels que la taxation des géants du numérique, la crise Hong-kongaise, l'élection éventuelle d'un gouvernement d’extrême droite en Italie hostile à l'Union européenne et le positionnement l'Italie comme premier pays membre du G7 à intégrer le projet d'infrastructures maritimes, ferroviaires et numériques en Europe et en Afrique lancé par Pékin en 2013. De manière globale jamais cette réunion annuelle ne s'est annoncée aussi tendue pas même au moment où l'axe Paris-Berlin en partenariat avec la Russie a refusé de participer à la guerre en Irak en 2003. Quoi qu'on en dise, la tenu d'un G7 à Biarritz dans le sud de la France aggravent aussi les préoccupations indépendantistes au pays Basque, en Catalogne et en Galice.

Des troubles politiques et désordre social menacent aujourd’hui encore l'unité politique de l'Espagne. L'Espagne est un État des autonomies, dont l'architecture institutionnelle est née en 1979 avec l’approbation du Statut d’autonomie de la Catalogne, reconnue par la Constitution de 1978 comme une nationalité historique, de même que le Pays basque et la Galice. Mieux encore, une majorité d’indépendantistes basques et catalans sont favorables à l'Union européenne. Leurs convictions sur l’engagement des Communautés autonomes dans la politique communautaire sont connues. C'est dans un tel contexte que la Direction générale de la sécurité intérieure de France s'attend à ce que des casseurs internationaux instrumentés convergent entre des territoires proches par leur localisation de l'Eurocité basque Bayonne-San-Sebastián qui s'étend le long de cinquante kilomètres de côtes du golfe de Gascogne, de part et d'autre de la Bidassoa, petit fleuve qui forme la frontière entre la France et l'Espagne.

jeudi 8 août 2019

Quels enjeux pour le Rendez-vous 2019 de Moncton du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique RVFFA dans les croisières culturelles de 50 à 400 passagers?


Source : Rapport de la CLIA 2019: de plus en plus de nord-américains dans les croisières  


Depuis sa création en 2015, une note d'originalité du Réseau des villes francophones et francophiles d'Amérique RVFFA fut la reconnaissance par des décideurs du Rendez-vous 2017 de Québec du RVFFA du potentiel de création de richesse des croisières culturelles maritimes et fluviales de 50 à 400 passagers des principaux lieux du fait francophone nord-américain. L'état de situation de la transformation digitale de ce segment du marché favorise de plus le développement d'occasions d'affaires et l'expansion de l'écosystème du circuit marchand des données de masse appliqué aux nouvelles interfaces des médias socionumériques. La force des usages est de gommer les limites institutionnelles et théoriques d’un espace, de ne plus être contraint par le temps, et d’adapter l’offre et la demande en fonction de la météo, de la disponibilité ou la proximité par rapport à un lieu. Cet engouement profite aussi aux logiciels d'analyse des médias sociaux capables de déterminer les tendances et ruptures de l'opinion sur internet plus fiables que les sondages. 


Beaucoup de questions se posent à l'axe tourisme du Rendez-vous 2019 du RVFA qui se tiendra du 15 au 17 août à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Quels produits et expériences touristiques devraient être développés et améliorés pour les croisières culturelles maritimes et fluviales de 50 à 400 passagers? Quels sont les lignes directrices du développement durable, des partenariats et des aménagements en infrastructure? Quels sont les besoins en R&D qui pourraient être satisfaits dans une structure réunissant les parties prenantes provenant de l’université, de l’industrie et du gouvernement? Cette manière de voir s'inscrit dans le cadre d'une géopolitique du risque défini ici comme une problématique culturelle, sociale, et même morale. Car quoi qu'on en dise, nombreuses sont les conclusions politiques, économiques, religieuses que l'on tire de l'examen des faits de population visant à expliciter les dynamiques sociales et historiques contemporaines des variétés locales de la langue française des principaux lieux du fait francophone nord-américain. 


Ainsi, par exemple au Nouveau-Brunswick, depuis la Commission Byrne de 1963 sur les finances et la taxation municipale, la qualité de vie des francophones et des autochtones s'est beaucoup améliorée mais la langue française comme caractéristique culturelle, sociétale et nationale doit sans cesse être légitimée. De fait, la faible majorité accordé au Parti libéral et au Parti progressiste conservateur, respectivement lors des élections provinciales de 2014 et 2018 confirme le retour à un système des partis marqué par la division de l'électorat sur une base linguistique et religieuse. L'ère progressiste-conservateur 1970-1987 de Richard Hatfield, un anglophone protestant et de Jean-Maurice Simard, un francophone catholique, valorisant l’égalité réalisée par le prisme de l’équité à l'endroit des minorités de langue officielle est bel et bien morte. Et pour cause. Les héritiers de Lord Durham favorables à l'assimilation des francophones affirment aujourd’hui encore que la province du Manitoba était aussi bilingue à sa fondation en 1870, mais n'a pas conservé ce statut. 


C'est pourquoi le parti ministériel au Québec doit mettre à l'agenda du Sommet de Québec sur le rapprochement de la francophonie canadienne, 16 et 17 juin 2020, le respect de la Loi sur les langues officielles par les partis politiques. Car s'il est vrai  que l'ancrage assure la cohésion de la communauté politique et des accomodements nécessaires à la bonne marche de la société canadienne, il devient impératif d'inventer les moyens d'assurer cette cohésion par l'utilisation de la forme d'un dialogue de compréhension et de refondation du vivre-ensemble dans une prspective de démocratie citoyenne.
L’objectif principal est de faire du français au sein de la classe politique une langue de culture, de progrès et de civilisation plutôt que de domination et résistance. C'est dans cette logique que la viabilité des croisières culturelles de 50 à 400 passagers des principaux lieux du fait francophone nord-américain résulte d'un acte de volonté d'un triple apport : une compréhension profonde de la démocratie américaine, et positive du rôle qu'y joue le droit ; une vision du libéralisme, fondée sur l'impossibilité de dissocier le marché de la règle de droit ; un horizon d'analyse de l'agir fédéral dans ses rapports avec le cosmopolitisme et le communautarisme.








dimanche 7 avril 2019

La semaine numérique de Québec 2019 face au défi numérique de la Francophonie




Du 8 avril au 12 avril 2019 aura lieu à Québec la 4e Semaine numérique de Québec. Comme leader des réseaux d'innovation de la Francophonie, la Ville de Québec veut faire de ce rendez-vous annuel un incontournable du numérique des professionnels, des entrepreneurs et des étudiants francophone d'ici et d'ailleurs dans la Francophonie. Pour une deuxième année consécutive, la Semaine numérique de Québec constitue aussi une étape importante du Parcours Numérique Francophone qui réunit les événements numériques Web2Day de Nantes, en France; KitFestival de Namur, en Belgique, et Africa Web Festival d'Abidjan, en Côte d’Ivoire. De plus, la Semaine numérique de Québec prévoie s’ouvrir à l’ensemble de l'Afrique francophone et francophile compte tenu que le futur de la Francophonie passe par ce continent et de l’importance des besoins en logiciels et partenariats socio-économiques du continent africain dans le domaine de la 5G et les technologies de l’Internet du futur.

L'édition 2019 de la Semaine numérique de Québec porte sur l'état de situation de la Francophonie du numérique et ses avatars des technologies émergentes: les plateformes, les données massives, la fabrication additive, la robotique de pointe, l'apprentissage automatique et l'internet des objets. Il ne s'agit pas du premier événement international sur le sujet, mais son approche est différente puisqu'elle prend en compte tous les enjeux économiques relatifs aux droits de propriété. Les axes de débat tournent ainsi autour de l’intégration numérique, de la cyber-sécurité, de l’innovation, du e-commerce et e-business. Un focus particulier est mis sur l'Internet du futur qui permettra à la Francophonie de s’affranchir du processus de développement traditionnel pour accélérer une croissance économique, mais aussi de gérer leurs ressources plus efficacement et d’étendre l’accès aux services essentiels même aux populations les plus vulnérables.

Face à ce contexte qui évolue toujours, comment l'économie numérique de l'espace francophone et francophile peut-elle unir ses forces pour accroître la connectivité au profit de tous? Dans son format actuel la Semaine numérique de Québec permet aux entrepreneurs, décideurs, investisseurs, opérateurs, chercheurs d’obtenir un consensus par rapport aux technologies de l'information et de la communication. Cette initiative doit être pérennisée dans le cadre d’autres partenariats socio-économiques pour élargir le champ de réflexions afin de permettre à la Francophonie d'être en phase avec les exigences du numérique sur les cinq continents. De façon factuelle et professionnelle, la Francophonie tout comme l'Afrique n'a pas encore raté le train de la 4e révolution numérique même si elles ont des retards dans la 5G et les nouvelles interfaces de la communication. De nombreux paliers restent à franchir, notamment dans le développement des infrastructures comme les centres de données et la gouvernance des données nécessaires à l’expansion numérique du continent africain.

C'est dans cette perspective, que la Semaine numérique de Québec 2020, avec le concours du Groupe de la Banque Mondiale doit partir à la conquête du numérique en Afrique en lançant une vaste initiative de transformation digitale. L'objectif principal est d'aider les pays francophones et francophiles africains à accélérer leurs efforts, généraliser l'accès à l'Internet du futur et jeter les bases d'une économie digitale mondialisée dynamique. Ce positionnement vise à accompagner l'innovation pour l'intégration des pays en développement francophones et francophiles dans l'économie numérique. C'est pourquoi des dirigeants africains et influenceurs ont convenus de se rencontrer le 12 avril autant dans le cadre de la Semaine numérique de Québec 2019 que dans celui des Réunions du printemps 2019 du Groupe de la Banque Mondiale pour débattre des moyens à mettre en œuvre pour concrétiser ce projet à l'échelle de la Francophonie et du continent africain. Si le sujet vous intéresse, suivez en direct cet événement, partagez vos idées et prenez part à la discussion.

L’Afrique à la conquête du numérique

12 avril 2019 | 10h00 - 11h30 ET, 14h00 À 15h30 GMT

                   
                   Source : Banque Mondiale, janvier 2019



mardi 2 avril 2019

Cinq leçons pour que le tourisme et transport aérien en Afrique soient viables à terme



L'Organisation mondiale du tourisme OMT et l'Organisation de l'aviation civile internationale OACI ont tenu avec succès du 27 au 29 mars à Santa Maria en République du Cap-Vert la première Conférence ministérielle sur le développement du tourisme et transport aérien en Afrique. Les quinze activités et actions adoptées par les parties prenantes (voir table1) dans le Cadre du plan d'action traitent de gouvernance et des politiques harmonisées; de connectivitée aérienne et gestion de la destination; de financement des infrastructures et du renforcement des capacités; de facilitation des voyages; du renforcement de l'aviation et du tourisme. Cette stratégie de positionnement constitue une étape essentielle pour implanter des programmes d'assistance technique et d'aide financière favorisant la transformation digitale des entreprises touristiques et du transport aérien en Afrique. Et pour cause.

La transformation digitale des entreprises touristiques et du transport aérien en Afrique n’est pas une fin en soi, mais une condition gagnante de l'Internet du futur pour permettre au tourisme africain de prendre son envol. Depuis la fin de la guerre froide, la géopolitique du risque du tourisme et transport aérien en Afrique comme problématique sociale, culturelle et même morale a été profondément changé par l'idée de puissance des acteurs d'interfaces de la communication touristique qui réémerge par le seuil qualitatif qu'offre le numérique dans les sociétés africaines. Cet état de situation donne aux entreprises africaines du tourisme et du transport aérien des formes d'expansion nouvelle. C'est dans cette perspective que l'économie politique des firmes-mondes de type GAFA-BATX-NATU doit aussi être une économie rigoureuse, réaliste et a-idéologique au service des sociétés africaines.

La première vérité de la Conférence est que dans l'Internet du futur les petits joueurs africains du tourisme et du transport aérien pourront concurrencer les géants du web de type GAFA-BATX-NATU en autant qu'ils n’aient pas peur de montrer les crocs et de mettre du tigre dans leur stratégie. Ce scénario est rendu possible grâce à la technologie de la 5G reconnu comme plus économe en énergie et favorable à la protection de l'environnement que l'Internet fixe. La deuxième véritée est se demander ce que les entreprises africaines peuvent faire de mieux dans le tourisme et transport aérien et cela sur les cinq continents. À tort elles croient qu'elles doivent se doter des mêmes forces que les géants du web qui s'expriment par le contrôle exclusif d'une chaîne scientifique, technologique et industrielle dédiée au numérique et une communauté du renseignement dotée d'une diversité et d'une ubiquité.

La troisième leçon et non la moindre est de penser au-delà des frontières. En Afrique, les gens d'affaires aiment que les choses restent à un niveau local et modeste. Les entreprises qui deviennent importantes sont aujourd’hui encore décriées. La quatrième leçon à retenir est de surveillez la vague de l’intelligence artificielle. À cet égard, les universités africaines forment déjà une partie des entrepreneurs qui créer des logiciels viables, et c’est comme ça que l'écosystème africain continuera de croître. La cinquième leçon est surtout de ne pas écarter le passé. Un bon exemple est le courrier et le commerce électronique. Il y a cinq ans, on pensait que l’époque du courrier postal était terminée, que plus personne ne s’en servirait pour ses envois. Aujourd’hui, tout le monde reçoit des colis. Parfois, il suffit d’un nouveau contexte pour renverser les choses. 

Table 1

Le Cadre du plan d'action pour le développement
du tourisme et du transport aérien en Afrique 2019-2021